29 octobre 2009
American Beauty
Un film américain de Sam Mendes avec Kevin Spacey, Mena Suvary, Annette Bening, Thora Birch et Wes Bentley
Tout d'abord je vous présente mes excuses pour ce petit temps mort sur le cinéblog mais, études obligent, le temps me manque pour me rendre dans les salles obscures. J'ai donc décidé de vous parler d'un de mes films cultes, le chef d'oeuvre de Sam Mendes. Avec des réalisations comme Les Sentiers de la Perdition, Jarhead ou encore Revolutionnary Road, Monsieur Mendes possède une filmographie impressionnante. American Beauty est son premier film, et quel film !! Un coup de maître. L'histoire se déroule dans une banlieue résidentielle typiquement américaine et présente la vie de la famille Burnhamm dont le quotidien repose sur les apparences et cache une profonde misère émotionnelle. Un évènement pour le moins inattendu va changer le destin de ces gens ordinaires.
Sam Mendes réalise un film profond et vraiment original. L'alternance entre les fantasmes de Lester Burnhamm et la réalité est vraiment bien amenée. Les passages de narration par Lester sont excellents et créent une intimité avec le spectateur. La pudeur de la réalisation se retrouvera dans toutes ses réalisations suivantes et sera la vrai marque de fabrique de Monsieur Mendes. Le casting est parfait avec bien sûr le génial Kevin Spacey et une Annette Bening au sommet de sa forme en mère de famille névrosée. La bande son est également remarquable avec ce fameux thème principal, magnifique qui rythme tout les moments clé du film.
American Beauty est un pur ovni cinématographique, proposant d'observer à la loupe les travers d'une société américaine puritaine sclérosée par un quotidien trop bien réglé. Certaines scènes resteront au panthéon du cinéma, je pense notamment à la séquence d'introduction et cette fameuse réplique "Look at me jerkin' off in the shower". Mais American Beauty c'est aussi un univers, cette banlieue américaine avec ses codes et les personnes qui viennent les bousculer. L'un des personnages les plus intéressant est celui du jeune Ricky, complètement en décalage avec les gens de son quartier, il trompe le monde qui l'entoure grâce à une sérénité et un calme sans faille qui cachent pourtant une certaine perversité. L'évolution de Lester Burnhamm est un régal. Le passage du père de famille castré au quadragénaire expansif et sans tabous est vraiment bien vu et évite les clichés. La conclusion est brutale et laisse le spectateur sans voix même si la couleur est annoncée dès le début. Un grand film proposant un univers unique et attachant.
9,5/10 Le meilleur de Sam Mendes, un film qu'il est difficile de détester tant la maîtrise du sujet est grande, j'attends les critiques de ceux qui ne seraient pas de mon avis.

La transformation de Lester Burnhamm est un régal !
17 octobre 2009
Démineurs
Un film américain de Kathryn Bigelow avec Jeremy Renner, Anthony Mackie, et Brian Geraghty
Genre : Guerre - Durée : 2h04 mn
Après un été riche en excellents films, la rentrée est plus calme et cela permet de découvrir des productions un peu improbables. Il faut bien avouer qu'un film s'appelant "Démineurs" fait plutôt penser à un gros nanard qu'à un chef d'oeuvre d'art et d'essai. La faute au traducteurs qui ont maladroitement changé le titre original perdant ainsi toute chance de concquérir le public féminin. Et bien tout ceci est très dommage car le film va bien au-delà des clichés habituels du genre. L'histoire se déroule à Bagdad où l'on suit le quotidien du groupe de déminage du Lieutenant James, leur temps est partagé entre la vie au camp et les missions de déminage au coeur d'une ville où le danger peut venir de n'importe où...
Kathryn Bigelow nous propose 18 ans après l'excellent Point Break une véritable prouesse en termes de réalisation. La première scène happe littéralement le spectateur pour le relâcher deux heures plus tard dans un état de tention avancé. En effet la réalisation est nerveuse, précise et le suspens omniprésent. Certes le scénario peut paraître un peu léger, mais quelle importance; l'intérêt est ailleurs. Le casting est inédit et nous permet de découvrir l'immense Jeremy Renner, j'ai été impressionné par ce jeune acteur qui nous propose une interprétation ultra crédible du Lieutenant James, évitant les pièges si faciles avec ce genre de production.
"Démineurs" n'est pas un film de guerre à proprement parler, en effet ici peu d'affrontements directs, tout se fait par bombe interposée. De plus l'histoire est centrée sur l'équipe du Lieutenant James et ne montre pas de grand méchant intégriste prêt à tout pour détruire l'envahisseur américain. Cette désincarnation de l'ennemi permet une immersion totale et une bien plus grande crédibilité. Le film fait également la part belle à la psychologie du militaire américain en Irak avec des scènes chargées en émotion. La trame principale traîte de l'addiction à l'adrénaline de ces soldats en danger de mort permanent, on découvre ainsi l'importance de la vigilance qui est leur seule façon de rester en vie.
Quelques passages sont de véritables bijoux, je retiendrais la scène de snipe qui m'a scotché à mon siège. Attention "Démineurs" n'est pas parfait et quelques scènes sont un peu surréalistes, je pense notamment à la sortie nocturne du Lieutenant James qui me paraît légèrement exagérée. La fin est par contre très intéressante avec ce dur retour au quotidien traîté de manière originale. Au final "Démineurs" mérite toutes les bonnes critiques et même un peu plus, une belle réussite à voir absolument.
8,5/10 Ne vous fiez pas aux apparences, on est loin du film de guerre bourrin et décérébré. La réalisation est incroyable et le fond n'est pas négligé, un très bon film.

Une belle trouvaille de Kathryn Bigelow, Jeremy Renner est excellent.
03 octobre 2009
Valhalla Rising
Cela fait un moment que je souhaite vous faire partager cette bande annonce qui m'inspire beaucoup, aujourd'hui j'ai enfin trouvé le temps de mettre mon plan à exécution. Nouvelle réalisation de Nicolas Winding Refn après les chocs Pusher et Bronson, la bande annonce laisse entrevoir un film noir, tendu et ultra violent proposant un aperçu réaliste de la vie des peuples nordiques au Moyen Âge. On retrouve au casting l'immense Mads Mikkelsen dans un rôle taillé sur mesure pour lui. L'atmosphère est en tout cas inédite et je suis vraiment impatient de découvrir ce film sans concessions.
Valhalla Rising: Sortie le 10 février 2010
29 septembre 2009
L'Armée du Crime
Un film français de Robert Guédiguian avec Simon Abkarian, Virginie Ledoyen, et Robinson Stévenin
Genre : Drame - Durée : 2H19 mn
En ces temps d'abondance cinématographique il est de plus en plus dur de faire un choix. L'Armée du Crime s'est imposé à moi naturellement avec un thème passionnant et un réalisateur que j'affectionne. Faisant fis des mauvaises critiques je découvrais le nouveau Guédiguian, un an seulement après la sortie de Lady Jane. L'histoire se déroule à Paris en 1944, Missak Manouchian un poète arménien est arrêté et enfermé dans un camp avec d'autres intellectuels étrangers. A sa sortie il va prendre la tête d'un groupe de jeunes idéalistes d'origines diverses déterminés à harceler l'occupant Nazi grâce à des actions d'éclat...
Autant le dire tout de suite je n'ai pas été sensible à la réalisation de Guédiguian.Ce dernier nous avait habitué à beaucoup mieux et manque un peu d'inspiration à mon avis. Ainsi certaines scènes tournent au cliché et plombent un peu l'ambiance. De plus le début du film est brouillon et il faut du temps pour rentrer complètement dans l'histoire. Le casting est plutôt inégal avec un Simon Abkarian excellent ainsi que Robinson Stévenin mais une Virginie Ledoyen qui ne m'a pas convaincu avec un jeu plat et sans nuances. Jean-Pierre Darroussin est assez surprenant avec un rôle à contre emploi qui tranche radicalement avec sa précédente filmographie.
L'Armée du Crime est un film historique et peu d'entre eux peuvent se targuer d'évoquer des évènements aussi peu connus et intéressants. Le scénario, même s'il ne colle pas parfaitement à l'histoire (Guédiguian l'avoue lui-même à la fin du film) est très convaincant et nous permet de découvrir le cheminement intellectuel des ces jeunes idéalistes, véritables symboles de la résistance parisienne. Certaines scènes sortent du lot et permettent de découvrir la France collaborationniste comme jamais auparavant. La dureté de certains passages entraîne une prise de conscience et l'on se rend compte à quel point le gouvernement français est allé loin dans sa collaboration avec l'ennemi. Les dernières minutes du film sont très dures et l'émotion vous submerge. Au final Guédiguian réalise un film essentiel mais maladroit dans sa forme. A voir absolument pour le côté historique passionnant.
6,5/10 Une réalisation qui pénalise un film au potentiel immense. A voir quoi qu'il en soit.

Une réalisation sans grande originalité...
23 septembre 2009
District 9
Un film sud-africain de Neill Blomkamp avec Sharlto Copley, David James, et Jason Cope
Genre : Science-Fiction - Durée : 1H50 mn
Voici déjà quelques temps que l'on entend parler de cet ovni cinématographique, j'ai nommé District 9. Produit par Peter Jackson et mis en scène par un réalisateur sud-africain inconnu, le film a su créer le Buzz sur internet grâce à son originalité tant sur le fond que sur la forme. J'ai donc enfin découvert cette petite bombe venue de l'hémisphère sud. L'histoire se déroule de nos jours à Johannesburg, cela fait 20 ans que les extraterrestres ont débarqué, plutôt pacifistes et n'ayant nulle part où aller ils sont parqués dans un bidonville d'où ils ne peuvent pas sortir...
Neill Blomkamp réalise un film très original avec un aspect documentaire prépondérant assaisonné d'images d'archives et de tournage plus conventionnel. Les premières minutes du film font d'ailleurs penser à un vrai documentaire. Le parti pris est ultra dynamique avec des images filmées caméra au poing pour une immersion maximum. Les effets spéciaux qui ont pourtant été produits avec un budget restreint donnent un rendu incroyable et très réaliste en utilisant peu les images de synthèse. Les "crevettes" sont notamment très réussies. Les bruitages ne vous laisseront pas indifférent, l'on en prend plein les oreilles dans la grande salle d'un multiplex. Le Casting est inédit avec des acteurs inconnus, Sharlto Copley porte le film avec le charisme des plus grands et propose une évolution intéressante de son personnage.
District 9 est une expérience cinématographique inédite; un savant mélange entre action, humour, gore et pure SF. Le film est ultra immersif et l'on ne s'ennuie jamais. Le scénario est plutôt banal mais réussi, même si certaines scènes auraient mérité un approfondissement afin d'être plus crédibles. Je pense notamment à l'évasion un peu facile du bâtiment de la MNU. A part ça pas grand chose à redire sur la forme qui, pour un premier film, est impressionnante. Ne soyez pas rebuté par l'aspect science fiction qui est largement atténué par l'humour noir et la problématique soulevée par le film. Véritable allégorie de la société sud-africaine des années 80 il propose d'examiner un racisme virulent à l'encontre d'une espèce extra terrestre pas forcément hostile. Et c'est là aussi que Neill Blomkamp se démarque de ce qui a déjà été fait. Les "crevettes" ne sont pas ici pour détruire l'espèce humaine mais pour trouver refuge. En proposant des extraterrestres aux "valeurs" différentes il dépoussière le concept du martien buté n'obéissant qu'à une logique de destruction. Certes on peut constater quelques petites imperfections de jeunesse et bien sûr certains seront choqués par l'extrême violence omniprésente. En tout cas si vous êtes bon client de ce genre de productions alors l'humour, les effets spéciaux et l'action débridée vous feront passer un pur moment de divertissement.
8/10 Un premier film très réussi qui porte la griffe des grands réalisateurs, Neill Blomkamp est à surveiller de près.

Des effets spéciaux d'un esthétisme rare
12 septembre 2009
A Deriva
Un film brésilien de Heitor Dhalia avec Vincent Cassel, Debora Bloch, et Laura Neiva
Genre : Drame - Durée : 1H43 mn
Sélectionné au dernier festival de Cannes, ce premier film d'Heitor Dhalia était surtout l'occasion pour moi de découvrir Vincent Cassel dans un rôle à contre emploi et dans une langue inédite qu'il maîtrise parfaitement: le portugais. Un an après l'excellent diptyque Mesrine on retrouve Monsieur Cassel en père de famille portugais dans la tourmente. En effet son mariage bat de l'aile et sa situation familiale se dégrade. Mais A Deriva c'est d'abord l'histoire de sa fille Filipa, une adolescente de 14 ans en vacances avec sa famille au bord de la mer et qui va découvrir les secrets de ses parents tout en faisant ses premiers pas dans la vie d'adulte...
Le scénario étant plutôt banal, Heitor Dhalia mise tout sur la réalisation et le moins que l'on puisse dire c'est que le résultat est concluant. Le réalisateur brésilien alterne entre gros plans et plans larges et démontre un sens certain de l'esthétisme. Les teintes sépia utilisées collent parfaitement avec l'ambiance soirée d'été que distille le cinéaste. Et puis bien sûr il y a l'océan, filmé sous toutes les coutures Monsieur Dhalia nous en met plein la vue avec des plans d'une finesse inégalée.
On pourrait croire que Vincent Cassel est le personnage principal. Et même si ce dernier nous propose une superbe interprétation de Mathias, c'est bien Laura Neiva qui tient la vedette. Cette jeune actrice brésilienne dont c'est le premier film est tout simplement bluffante. Elle propose une interprétation de Filipa intelligente et toute en nuances. Un vraie révélation dont on entendra certainement parler dans un futur proche.
A Deriva est classé dans la catégorie "Drame". Pour ma part, je l'ai ressenti comme une chronique familiale à mi chemin entre le mélo et la contemplation pure. Le film est sans surprises et pourtant Heitor Dhalia nous hypnotise, on s'ennuie rarement et les quelques longueurs sont bien camouflées par les paysages magnifiques de la côte brésilienne. Le film est donc très agréable mais pas exempt de défauts. En effet le côté contemplatif peut être assez agaçant par moments; de plus le scénario tourne pas mal autour du pot pour un résultat assez discutable. Le film est sentimental, esthétique mais le "voyage initiatique" de Filipa est un peu trop fade et aseptisé si bien que l'émotion peine un peu à prendre le dessus. Certes la pudeur ambiante est très agréable mais on a l'impression que le réalisateur se repose dessus pour camoufler les lacunes du scénario. Au final A Deriva est assez intéressant pour un premier film et vous promet un voyage dépaysant dans la moiteur d'une soirée d'été brésilien. A voir en VO pour profiter de cette merveilleuse langue qu'est le portugais.
7/10 Un film esthétique et sentimental qui vous fera passer un moment agréable même si son scénario un peu léger l'empêche d'atteindre l'excellence.

Laura Neiva est la révélation de ce film, son charisme et son physique sculptural lui promettent une belle carrière
06 septembre 2009
Un Prophète
Un film français de Jacques Audiard avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, et Adel Bencherif
Genre : Policier - Durée : 2H30 mn
Deux jours après avoir revu l'excellent "De Battre Mon Coeur s'est Arrêté" rediffusé sur Arte, je découvrais la sensation cinématographique de cette fin d'été, la nouvelle réalisation de Jacques Audiard. Encensé par la critique, j'étais très impatient de découvrir le nouveau film de ce réalisateur si talentueux. Le film raconte l'histoire de Malik, un jeune homme de 19 ans condamné à 6 ans de prison. Illettré et chétif il va devoir faire beaucoup d'efforts et passer par des épreuves pénibles pour faire sa place dans cet univers impitoyable...
Jacques Audiard réalise un film sombre et étouffant, la mise en scène est ultra réaliste et nous plonge directement au milieu de l'univers carcéral français. Le scénario est très intéressant et nous propose de suivre l'ascension du Jeune Malik, véritable autodidacte du banditisme qui gravit les échelons grâce à son intelligence et son habileté dans les rapports humains. Tahar Rahim qui sort un peu de nulle part est la grande révélation de ce film et nous propose une interprétation tout simplement géniale de Malik, son naturel est vraiment bluffant et son duo avec Niels Arestrup fonctionne à merveille.
Un Prophète est un film français comme on en voit rarement, véritable oasis au milieu d'un désert de médiocrité il entraîne le spectateur dans les bas fonds d'une prison de la région parisienne avec une maestria digne des plus grands. Dès les premières minutes du film on est prit à la gorge, on étouffe, l'atmosphère est tendue et le spectateur est instantanément captivé par l'ambiance et le charisme de Tahar Rahim. Jacques Audiard nous propose de suivre le quotidien d'un détenu français avec les codes qu'il doit respecter, les combines possibles pour améliorer son quotidien, le racisme, la corruption et les clans. L'ascension de Malik est un vrai régal et rend son personnage attachant. Le film est long mais l'on ne s'ennuie jamais et l'on en redemande même. La fin est quant à elle le seul point discutable du film, en effet on s'attend à un dénouement tragique qui se transforme petit à petit en une happy end à la morale plus que douteuse et dérangeante à cause des émotions qu'elle suscite. Je ne sais pas si Audiard l'a réalisée dans cette optique mais elle me laisse une impression en demie teinte. Enfin cela n'est qu'un détail et ne vient aucunement gâcher ce film qui fait honneur au cinéma français. Jacques Audiard réalise certainement LE film de sa carrière et s'impose comme le meilleur réalisateur français en activité.
9/10 Désolé de paraphraser Première mais "Jacques Audiard est grand"

Tahar Rahim irradie le film de son talent, une belle découverte
03 septembre 2009
Inception
Un an après la sortie de The Dark Knight qui fut l'un des gros choc cinématographique de l'année 2008, l'excellent Christopher Nolan revient avec un thriller de science fiction au titre et à la bande annonce énigmatiques. On retrouve au Casting l'omniprésent Leonardo Di Caprio, véritable boulimique de films qui sera également à l'affiche du nouveau Scorsese. Mais également Marion Cotillard qui a définitivement fait son trou à Hollywood. Le "trailer" est assez particulier mais laisse présager un grand spectacle. Même si l'on ne sait pas trop où Nolan veut en venir on peut lui faire confiance et le résultat devrait être assez intéressant.
Inception: Sortie le 4 août 2010
22 août 2009
Inglorious Basterds
Un film américain de Quentin Tarantino avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Eli Roth, Diane Kruger et Daniel Bruhl
Genre : Action - Durée : 2H28 mn
Décidément cet été 2009 est un vrai régal pour les cinéphiles, après "Whatever Works", "Public Enemies" et "The Reader" on peut dire qu'il y en a eu pour tous les goûts! Mais c'était sans compter avec le nouveau film de l'enfant terrible du cinéma, Quentin Tarantino ! Après un "Boulevard de la Mort" qui avait divisé, le réalisateur de Pulp Fiction revient avec un film au thème plutôt inattendu, la seconde guerre mondiale. L'histoire se déroule en 1940, un fermier français reçoit la visite d'un colonel nazi car il est suspecté de cacher une famille juive chez lui, après un face à face très tendu le fermier craque et la famille juive est massacrée, la jeune Shosanna réussit miraculeusement à s'en sortir indemne et refera surface quatre ans plus tard...
Que dire de la réalisation ? Et bien Quentin Tarantino nous propose du "pur Tarantino", et on ne va pas s'en plaindre ! Le cinéaste alterne comme à son habitude de longues scènes proposant des dialogues ultra travaillés et captivants avec des scènes d'action brutales et vraiment jouissives. La violence est omniprésente et parfois vraiment insoutenable. Je ne crois pas que Tarantino soit déjà allé aussi loin. Mais en même temps le thème s'y prête bien. Le casting parle de lui même avec une brochette d'acteurs incroyables qui nous proposent tous une interprétation de grande qualité. Deux d'entre eux ont particulièrement retenu mon attention, tout d'abord Christoph Waltz que l'on découvre et qui est très impressionnant dans son interprétation du Colonel Nazi Hans Landa, il a en tout cas amplement mérité son prix d'interprétation à Cannes. Ensuite j'aimerais parler de Mélanie Laurent, cette jeune actrice qui avait percé grâce à "Je vais bien ne t'en fais pas" crève l'écran. Son charisme et sa beauté presque irréelle captivent le spectateur. Lors de ses nombreuses apparitions l'on ne voit qu'elle, son interprétation de Shosanna restera longtemps dans les mémoires.
Inglorious Basterds est une oeuvre inclassable; comme dans tous ses films Tarantino mélange savamment les genres avec maestria et des références toujours plus nombreuses et impressionnantes. Les dialogues abondants et les longues tirades sont un véritable bonheur,Tarantino est toujours aussi incisif et drôle dans son écriture. Il est également important de noter que le film n'est pas doublé (dans sa version originale) et que chaque protagoniste parle sa langue natale lorsque la situation s'y prête. Ainsi une bonne moitié du film est en français, le reste en anglais et en allemand, du jamais vu pour un film américain, mais le résultat est tellement plus crédible !
Le scénario d'Inglorious Basterds peut paraître un peu désuet mais sa légèreté et les libertés prises par Tarantino sur le déroulement de la seconde guerre mondiale ne choquent jamais. On sent que le réalisateur veut surprendre, mais pas seulement, sa mise en scène de la chute du troisième Reich est révélatrice d'une déception sur le dénouement réel du conflit. Ainsi la mort violente du "Führer" de la main d'un juif est (selon moi) une manière d'exorciser la frustration sur la mort réelle d'Hitler qui s'est suicidé avant d'avoir à répondre de ses actes. Au final Inglorious Basterds est un grand film dont les quelques défauts, notamment au niveau de la longueur de certains passages, sont complètement éclipsés par une inspiration et une maîtrise qui font de Tarantino un réalisateur à part et un immense cinéaste.
9,5/10 Ne tenez pas compte de certaines critiques complètement à côté de la plaque, ce film est tout simplement génial.
20 août 2009
Avatar
J'ai l'honneur de vous présenter la bande annonce de "LA grosse claque" cinématographique de l'année, et peut être même de la décennie, j'ai nommé Avatar. Elle aura été longue cette attente, dix ans après Titanic, l'un des plus grands réalisateur américain revient avec un projet ultra ambitieux au budget pharaonique de 300 millions de dollars. Quel intérêt me direz-vous ? Et bien James Cameron a créé un monde de toute pièce, la planète Pandorra entièrement modélisée avec, vous allez le constater dans la bande annonce ci-dessous, un rendu photo réaliste. On retrouve au casting Sam Worthington que l'on avait découvert dans T4 et Sigourney Weaver qui retrouve Ridley Scott presque 30 an après Alien. L'histoire est encore un peu floue, en effet il s'agirait d'un conflit galactique entre les humains et une race extraterrestre, la clé de l'histoire étant une technique développée par les humains pour réhabiliter les soldats mutilés grâce à des corps de substitution. Quoi qu'il en soit ce "trailer" annonce la couleur avec des images vraiment impressionnantes, vivement le 16 décembre mais d'ici là vous entendrez certainement à nouveau parler d'Avatar sur le Cinéblog.
Avatar: Sortie le 16 décembre 2009




























