04 juillet 2009
Carnets de Voyage
Un film Brésilien, chilien, américain, péruvien et argentin de Walter Salles avec Gael Garcia Bernal, Rodrigo De la Serna, Mercedes Morán, Mia Maestro, Jaime Azócar
Genre : Drame (historique) - Durée : 2h06mn
Il y a quelques mois je découvrais le diptyque plutôt intéressant de Steven Soderbergh sur le Che. Il est vrai que ce film même s'il était très intéressant manquait un peu de fantaisie et d'originalité. Dasola m'avait conseillé à cette époque Carnets de Voyage sur la jeunesse de Che et son voyage initiatique à travers l'Amérique du Sud, je souhaiterais donc la remercier pour cet excellent conseil. Le film se déroule dans les années 50 et raconte l'histoire d'Ernesto Guevara, un jeune argentin presque diplômé de l'école de médecine qui décide avec son ami Alberto de partir à l'aventure à travers le sud du continent Américain...
Walter Salles que j'avais découvert avec Le Premier Jour en 2000 a eu la lourde responsabilité de réaliser un film sur la jeunesse du mythe, de la légende "Che Guevara". Esthétiquement parlant Carnets de Voyage est une merveille, les paysages sont à couper le souffle et quelques plans resteront dans l'histoire du cinéma. Basé sur les livres d'Ernesto Guevara et d'Alberto Granado, l'histoire est vraiment très crédible et l'on sent que Walter Salles n'a pris que peu de libertés avec le scénario. Gael Garcia Bernal n'est pas forcément proche du Che physiquement et souffre un peu de la comparaison avec Benicio Del Toro sur ce terrain, en revanche son interprétation est un régal, étudiant naïf au début du film il prend vite conscience du monde injuste qui l'entoure.
Carnets de Voyages se vit comme une aventure, un voyage initiatique qui va profondément transformer les deux protagonistes. Parfois drôle, souvent émouvante, leur incroyable épopée à travers l'Amérique du Sud et ses injustices ne vous laissera pas insensible. Je retiendrais la rencontre avec ce couple Péruvien dans le désert, leur histoire poignante illustre bien la misère qui régnait à cette époque et surtout les failles d'un système dans lequel les propriétaires terriens avaient tous les droits. Carnets de Voyage nous permet d'appréhender le cheminement de la pensée du Che ainsi que les raisons qui l'on poussé à aller aussi loin dans la lutte pour la liberté et l'égalité des hommes. Certains crieront au scandale en me ressortant que le Che était une brute sanguinaire motivé uniquement par son intérêt et ses ambitions. En tout cas, après avoir vu un film pareil j'ai envie de croire en l'authenticité de l'homme et en la pureté de ses intentions.
9/10 Une aventure incroyable qui nous permet de mieux comprendre le Che et surtout de découvrir la sensibilité et le côté très humain de l'homme.

l'Amérique latine est à l'honneur et Walter Salles a sélectionné les plus beaux paysages du continent
30 juin 2009
Public Enemies
J-8 avant la sortie de la nouvelle réalisation de Michael Mann. Vous le savez si vous êtes un fidèle lecteur du Cinéblog, ce réalisateur est l'un de mes préférés et c'est donc avec une impatience toute particulière que j'attends Public Enemies qui s'annonce comme une référence puisque ce dernier est déjà encensé par la critique. Je le rappelle à ceux qui ne connaîtraient pas encore, Public Enemies raconte l'histoire du célèbre braqueur de Banque américain des années 30, John Dillinger. Je vous propose de découvrir un petit "making of" bien sympathique qui vous aidera à patienter si vous êtes aussi impatient que moi.
Public Enemies: Sortie le 8 juillet 2009
26 juin 2009
The Box
Quelques mois seulement après la sortie en dvd de l'excellent Southland Tales, Richard Kelly revient avec The Box, un thriller qui semble très original avec au casting James Marsden et Cameron Diaz. L'histoire n'est pas très claire mais d'après le trailer un couple dans le besoin va se retrouver devant un choix cornélien, puisqu'on leur propose de devenir riches en échange de l'assassinat d'un inconnu. D'après la bande annonce le film fait la part belle au fantastique et devrait être un mélange très intéressant et original, comme chaque film du génial Richard Kelly.
The Box: Sortie le 4 novembre 2009
23 juin 2009
Apocalypse Now
Un film américain de Francis Ford Coppola avec Martin Sheen, Marlon Brando, Frederic Forrest, Robert Duvall, Denis Hopper et Laurence Fishburne.
Genre: Guerre - Durée: 3H22 mn
Francis Ford Coppola c'est une liste de chef d'oeuvres longue comme le bras avec par exemple la trilogie du Parrain, Dracula et surtout Apocalypse Now. J'ai décidé de chroniquer ce film qui obtint la palme d'or à Cannes en 1979 ex aequo avec Le Tambour et qui est pour moi le meilleur film de Coppola. L'histoire se déroule pendant la guerre du Viet Nam, le capitaine Willard est en poste à Saïgon et attend de se voir confier une mission. Durant cette attente son état mental se dégrade et celui-ci sombre peu à peu dans la dépression jusqu'à ce qu'une mission lui soit confié. Cette mission classée top secret a pour but l'assassinat d'un colonel des forces spéciales aux méthodes peu orthodoxes qui a déserté pour créer sa propre armée au Cambodge...
Coppola réalise un film visuellement impressionnant, les scènes de guerre sont époustouflantes même encore aujourd'hui à l'heure du "tout numérique". Il se dégage aussi une recherche de l'esthétisme qui tranche avec les atrocités de la guerre, en effet certaines prises au couché et au levé du soleil sont tout simplement magnifiques. On peu aussi parler de la scène mythique de l'attaque des hélicoptères sur la Chevauchée des Valkyries de Wagner qui illustre bien cette recherche de l'esthétisme. Passons maintenant au casting et là je dois dire que Monsieur Coppola nous à gâté ! Martin Sheen qui est présent dans presque toutes les scènes du film nous propose l'une des grandes interprétations des années 80 avec la délicate mission de jouer un officier en plein doute, brisé par la guerre et à la limite de la rupture. On peut également parler de Robert Duvall et Denis Hopper qui interprètent brillamment deux personnages complètement "barrés". Enfin Marlon Brando, incroyable Marlon Brando qui n'apparaît qu'une trentaine de minutes à l'écran mais dont l'intervention est cruciale et fait littéralement basculer le film de l'excellent au culte.
Apocalypse Now est une oeuvre qui possède deux visages. Le premier est un film de guerre réaliste et dur montrant crûment les atrocités commises par les deux camps ainsi que leurs différentes approches du conflit. Le côté insouciant des soldats américains est souvent repris tout au long du film au travers d'exemples incroyables comme ce commandant qui veut envoyer ses soldats surfer alors que les bombes pleuvent. D'un autre côté Apocalypse Now est une oeuvre mystique, Coppola insiste beaucoup sur la santé mentale des différents protagonistes qui se dégrade au fur et à mesure de cette épopée improbable de laquelle ils savent qu'ils ne reviendront pas indemnes. Mais le mysticisme atteint son apogée durant la dernière demie heure du film et la découverte de cette société archaïque où le Colonel Kurtz est considéré comme une divinité. La rencontre entre Kurtz et Willard est un grand moment, les dialogues sont d'une intensité incroyable, on est complètement captivé lorsque le colonel Kurtz se dévoile, cet homme qui est allé trop loin, qui en a trop vu... En conclusion Apocalypse Now est un film noir, étouffant, extrême qui vous propose d'assister à un voyage au bout de l'enfer, jusque dans l'inconscient de ces hommes brisés par la guerre du Viet Nam. Un film à voir absolument.
9.5/10 Une oeuvre majeure du cinéma contemporain; à la fois pertinent sur le fond et la forme Coppola nous propose un véritable chef d'oeuvre.

Brando est réellement au top, on sent qu'il est allé très loin dans l'interprétation
20 juin 2009
Looking For Eric
Un film britannique de Ken Loach avec Steve Evets, Eric Cantona, Stephanie Bishop
Genre : Comédie - Durée : 1H59 mn
Un an seulement après l'excellent It's a Free World, Ken Loach revient avec cette nouvelle réalisation au titre énigmatique. Monsieur Loach a toujours aimé dépeindre des scènes de la vie anglaise, sa dénonciation du travail au noir des immigrés dans It's a Free World était très intéressante et toute en nuances. On pourrait croire que Looking For Eric est un film sur le football, le sport numéro un en Grande Bretagne; et bien il n'en est rien. Le film raconte l'histoire d'Eric Bishop, un postier en pleine dépression qui doit s'occuper seul de son fils et de son beau-fils, deux adolescents en manque de repères. Lorsqu'il touche le fond, celui-ci se met à imaginer des discussions avec son idole, le footballeur mythique Eric Cantona...
Ken Loach reste fidèle à lui même sur la forme avec une réalisation épurée et classique. En ce qui concerne le fond il explore un genre inédit puisque Looking For Eric est une comédie. Cet aspect comédie est exacerbé par l'alternance de scènes dramatiques et de scènes absolument hilarantes. Les discussions entre Eric Bishop et ses camarades postiers sont un vrai régal ainsi que celles qu'il imagine avec son idole Eric Cantona. L'introduction d'images d'archives des plus belles actions de "Canto" sont également très plaisantes et nous rappellent la carrière incroyable de ce footballeur de génie. Steve Evets est très convaincant, tantôt émouvant, tantôt hilarant son interprétation toute en nuances est un régal. Quant à Eric Cantona, que dire... et bien l'homme est égal à lui-même et illumine le film de son flegme et de ses citations mythiques.
Looking For Eric est un film inclassable. A la fois drôle et dramatique, il a quand même tendance à se rapprocher de la comédie, en effet même si Ken Loach évoque les problèmes de la jeunesse anglaise des milieux modestes, il ne dénonce rien et reste en surface. Il préfère se concentrer sur le personnage d'Eric Bishop, un homme brisé qui n'arrive pas à se remettre de la perte de son premier amour et qui, tout au long de l'histoire, n'aura de cesse de le reconquérir. Looking For Eric est un film plutôt léger, drôle et assaisonné de moments d'émotion. La contribution d'Eric Cantona est plutôt faible par rapport à ce que j'avais imaginé mais ses interventions sont toujours très agréables et au bout d'un moment on se surprend à attendre impatiemment ses proverbes et ses citations toujours très fleuries. Au final Looking For Eric est un film très agréable, il vous fera passer à coup sûr un excellent moment, à voir absolument en VO.
8/10 Une fois de plus Ken Loach fait mouche.

«Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est qu'elles pensent qu'on va leur jeter des sardines.»
09 juin 2009
Terminator Salvation
Un film américain de McG. avec Christian Bale, Sam Worthington, et Bryce Dallas Howard
Genre : Science Fiction - Durée : 1H48 mn
Cela faisait longtemps que je l'attendais, j'avais vu beaucoup de bandes annonces alléchantes et donc je misais énormément sur ce cette nouvelle franchise Terminator. Certains aspect me souciaient pourtant, comme l'inexpérience du réalisateur ou le côté surenchère des scènes d'action que laissaient entrevoir les bandes annonces. L'histoire se déroule en 2018 après le jugement dernier, la résistance humaine arrive à déterminer un moyen de neutraliser les Terminators grâce à une onde. John Connor un capitaine de la résistance charismatique se propose de tester la méthode sur le terrain...
La filmographie de Joseph Mcginty est plutôt pauvre tant sur le plan de la qualité que sur le plan de la quantité puisqu'on lui doit le lamentable diptyque Charly's Angels et le très moyen We Are Marshall. La réalisation de ce nouveau Terminator est plutôt de bonne qualité, les effets spéciaux sont parmi les plus beaux et les plus fins que j'ai pu voir et les scènes d'action sont dans l'ensemble très impressionnantes avec des bruitages et des visuels à couper le souffle. Le Casting quant à lui est plutôt réussi avec bien sûr l'excellent Christian Bale qui campe un John Connor ultra crédible. Les autres protagonistes ne sont pas vraiment inoubliables mais font l'affaire.
Terminator Salvation est un film plutôt difficile à évaluer puisqu'il respecte parfaitement l'histoire d'une saga qui me passionne depuis des années mais n'a pas su se préserver des écueils de la superproduction. En effet même si le scénario n'est pas mal pensé, quelques scènes ridicules viennent un peu gâcher la fête. Je prendrais deux exemples qui m'ont particulièrement choqué: Les motos Terminator dans la scène de poursuite où l'une d'entre elle finit enroulée autour du réacteur d'un vaisseau et la transplantation cardiaque en plein désert. Ces deux scènes sont absolument inutiles et grotesques. Ce qui est étrange c'est que le film oscille constamment entre ces moments d'un mauvais goût indéniable et d'autres qui sont de véritables perles comme la première scène de bombardement et l'arrivée de John Connor en hélicoptère qui m'a littéralement scotché à mon siège. Au final Terminator Salvation est loin d'être un mauvais film, il est juste la victime de sérieuses fautes de goût qui gâchent un ensemble au potentiel immense.
7/10 Un film très spectaculaire, respectueux de la mythologie Terminator mais qui est fortement handicapé par des choix parfois douteux en terme de réalisation et de scénario...

Un John Connor qui annonce la couleur d'entrée
13 mai 2009
Star Trek
Un film américain de J.J. Abrams avec John Cho, Ben Cross, Bruce Greenwood, Simon Pegg, Chris Pine, Zachary Quinto, Winona Ryder, Karl Urban, et Eric Bana
Genre : Science-Fiction - Durée : 2H08 mn
La science fiction est à la mode en ce moment, avec la reprise de nombreuses franchises mythiques telles que Terminator et Sar Trek. Je me suis décidé à aller voir ce préquel de la saga Star Trek sans trop de conviction. En effet la bande annonce tape-à-l'oeil et le casting ne me m'inspiraient pas confiance. L'histoire se déroule bien avant la série télé et raconte la naissance de Kirk, l'enfance de Spock ainsi que les évènements qui vont constituer l'équipage mythique de L'USS Entreprise...
La réalisation est tout simplement incroyable, le film est à la fois très esthétique et très efficace dans sa mise en scène, les décors ont été modélisés avec un goût certain. La planète Vulcain est notamment à couper le souffle, ainsi que les combats spatiaux et les scènes d'action en tout genre. Le casting est assez particulier puisqu'il ne compte aucun acteur de renom excepté Eric Bana. Cependant Chris Pine et Zachary Pinto sont très crédibles dans les rôles respectifs de Kirk et Spock. Zachary Pinto que l'on connaît pour son rôle de Sylar dans la série Heroes est remarquable en Spock, de plus sa ressemblance avec l'acteur Leonard Nimoy rend l'adaptation plus facile à digérer pour les fans de la série.
Cette nouvelle franchise Star Trek s'annonce sous les meilleurs hospices, JJ Abrams fait quasiment un sans faute en restant fidèle à l'univers de la série et en amenant un univers visuel incroyable grâce aux nouvelles technologies. L'histoire tient vraiment la route, elle est assez compréhensible pour les néophytes de Star Trek mais assez complexe et cohérente pour satisfaire les fans de la première heure. La seule chose que l'on pourrait reprocher à JJ Abrams c'est cette propension à l'humour de Blockbuster qui ne correspond pas vraiment à l'univers Star Trek, ainsi j'ai été par moments agacé par des répliques qui étaient en décalage avec le reste du film. A part ce point de détail rien à redire.
8,5/10 Un film très bien réalisé au scénario travaillé, les néophytes découvriront Star Trek dans les meilleures conditions, les autres seront vraiment captivés par la jeunesse de l'équipage de l'USS Entreprise.

Eric Bana est méconnaissable dans le rôle de Nero
07 mai 2009
District 9
Toutes mes excuses pour ce long silence mais cette période de l'année ne me laisse pas trop le temps d'aller au cinéma ou de poster des critiques, merci les exams...
Une bande annonce a toutefois attiré mon attention cette semaine, le film s'appelle District 9, il est produit par Peter Jackson. Neil Blomkamp est à la réalisation, ce qui pourrait susciter l'appréhension puisque l'homme est un illustre inconnu mais le soutient de Peter Jackson ainsi que la qualité de ce trailer laissent présager du meilleur. Le film sort cet été et pourrait bien être une grosse surprise.
District 9: sortie le 14 août 2009
14 avril 2009
Les Trois Royaumes
Un film Chinois de John Woo avec Tony Leung Chiu Wai, Takeshi Kaneshiro, et Zhang Fengyi
Genre : Action - Durée : 2H25 mn
De retour de dix jours de vacances en Allemagne et donc de dix jours d'abstinence cinématographique je me suis rué dans la première salle que j'ai trouvé. Mon choix s'est porté sur ce film de John Woo en raison des bonnes critiques générales. Cela faisait bientôt cinq ans depuis le très moyen Paycheck et l'on commençait à se demander si Monsieur Woo n'avait pas prit sa retraite. Le voici revenu avec un film épique sur une guerre qui a embrasé la Chine il y a plus de 1800 ans. En l'an 208 après JC la chine est divisée en trois royaumes gouvernés par un empereur, le premier ministre Cao Cao rêve d'unifier les trois royaumes et de prendre la place de l'empereur. Le Royaume du Sud-ouest et de l'est vont s'unir afin de repousser l'invasion de Cao Cao qui dispose d'une armée de 800000 hommes.
John Woo réalise un film épique, une fresque historique dépeignant une société orientale montrant déjà un raffinement insoupçonné. Il est clair que visuellement le film est incroyable, les paysages, les armées et les bâtiments de guerre sont d'un réalisme saisissant. On regrette par contre la surenchère au niveau des combats qui enlève au film une certaine crédibilité. Le scénario quant à lui n'a rien d'extraordinaire et l'histoire n'est pas si compliquée qu'elle y parait. Les rebondissements sont plutôt prévisibles et certains dialogues font sourire. Le Casting est par contre excellent porté par les magnifiques Tony Leung et Takeshi Kaneshiro qui comptent à mon avis parmi les meilleurs acteurs du cinéma asiatique.
Les Trois Royaumes est un film à grand spectacle, clairement le type de production à voir en salle, on en prend plein les yeux pendant plus de deux heures et l'on ne voit pas vraiment le temps passer. L'histoire est plutôt prenante même si elle ne fait pas preuve d'une grande originalité. On gardera en mémoire les affrontements d'anthologie opposant des dizaines de milliers de protagonistes, le choc de armes, les stratégies militaires et le soucis du détail dans chaque partie de ce film visuellement parfait. Bien sûr si on lui enlève cet aspect esthétique il ne reste pas grand chose, à voir donc comme divertissement mais pas comme un chef d'oeuvre du septième art.
6.5/10 Un film à grand spectacle doté d'un souffle épique et d'un esthétisme plaisants.

Les armées sont incroyablement modelisées
31 mars 2009
L'Echange
Un film américain de Clint Eastwood avec Angelina Jolie, John Malkovich, Michael Kelly, Amy Ryan
Genre : Drame - Durée : 2H21 mn
Voici un film que j'avais manqué à regrets. Une nouvelle réalisation de Clint Eastwood c'est toujours un évènement et je me sentais un peu coupable d'être passé à côté. J'ai enfin réparé cet affront et j'ai constaté une fois de plus que Monsieur Eastwood est un cinéaste de génie. L'histoire se déroule en 1928 à Los Angeles, une jeune mère célibataire élève seule son fils de 8 ans. Pour son jour de repos elle est appelée au travail et doit laisser son fils seul à la maison toute la journée. Lorsqu'elle rentre le soir ce dernier a disparu...
La réalisation est à couper le souffle et le Los Angeles des années 30 est reconstitué de très belle manière. Clint Eastwood propose un film dur et choquant mais arrive à faire passer la pilule grâce à la suggestion et à la finesse. Le scénario est un modèle du genre et l'adaptation de cette histoire vraie est très réussie. Le Casting m'avait un peu refroidi puisqu'il se résume principalement à Angélina Jolie, malgré les préjugés que je pouvais avoir sur elle, je dois bien avouer que sa prestation m'a totalement bluffé, intense, pudique et passionnée elle joue le rôle de cette mère célibataire des années 30 avec un naturel et une maîtrise insoupçonnés. Je me demande pourquoi elle ne choisit pas mieux ses films car sa filmographie constituée essentiellement de "nanards" ne rend vraiment pas grâce à son talent d'actrice.
L'Echange est un film sombre et très dur qui suscite tout un éventail d'émotions au spectateur. En effet durant les 2h20 on passe successivement par l'inquiétude, l'espoir, la révolte, la colère et la tristesse. Je ne me rappelle pas un film devant lequel je me sois senti si impliqué émotionnellement. On sort de la salle chamboulé, on ne sait plus trop ce que l'on ressent et je pense que c'est la force de L'Echange, emmener le spectateur le plus loin possible dans les sentiments extrêmes. Cela passe par des scènes ultra choquantes de meurtres d'enfants qui sont une véritable épreuve pour le spectateur, de même que l'internement de Christine. Au final Clint Eastwood réalise l'un de ses meilleur film, poignant et intense il mérite amplement ses récompenses.
9/10 Un film fort qui ne vous laissera pas indemne sur le plan émotionnel, encore une fois du grand Clint Eastwood.

Angelina Jolie interprète le rôle de sa carrière, espérons que cela lui ouvrira de meilleurs horizons




























